L’église Saint-Sauveur est l’un des 2 lieux de culte de Maurepas
ORIGINES :
Le pouillé (registre) du diocèse de Chartres transcrit fin du XIIIème siècle mentionne la paroisse de Maurepas.Celle-ci est restée attachée à ce diocèse jusqu’à la révolution.La chapelle était placée sous le patronage de Notre-Dame et de Saint-Sauveur. Comme les églises des villages environnants, Pontchartrain, Neauphle-le-Château, Villiers-Saint-Frédéric, Saint-Rémy-l’Honoré, elle est implantée à flanc de coteau surplombant la plaine de Neauphle.
L’église Saint-Sauveur fait partie du site remarquable constitué, entre autres, par le donjon, la ferme du 17ème siècle son vallon et ses quatre châtaigniers pluri centenaires.
SITUATION :
Cadastre dit napoléonien 1819
Elle fait partie du site remarquable constitué, entre autres, du donjon, de la ferme du XVIIème, du vallon et des quatre châtaigniers pluri centenaires.
Située dans la basse-cour, à côté de l’arcature de l’entrée, l’église est la chapelle castrale, et non la chapelle privée seigneuriale. Elle fait partie intégrante de l’ensemble féodal.
BATI ET HISTOIRE :
Edifiée au XIIIème, l’église a subi de nombreuses démolitions et reconstructions au cours des siècles notamment pendant la guerre de Cent Ans.
Il reste quelques vestiges datant du Moyen-Âge. Cette église garde son aspect roman avec des contreforts dissymétriques. Dans le chœur, nous avons en particulier deux baies romanes.Les travées 2 à 5 sont voutées d’ogives.
La nef a été certainement reconstruite après la guerre de Cent Ans.
La travée 4 s’ouvre sur une chapelle construite en 1725 pour abriter les fonts baptismaux.
La façade, oblique par rapport à la nef, suit le chemin d’accès.
Au cours du XVIIIe siècle l’entrée de la façade occidentale est supprimée,une trace est visible autour du vitrail.
Deux entrées au nord et au sud la remplacent et des extensions y seront ajoutées ; au nord l’une d’elle accueillera les fonts baptismaux faisant disparaitre l’entrée et l’autre au sud un appentis qui sera le caquetoire.
Une charpente en bois remplace un voûtement en pierre vers le XVIIIe siècle
Le clocher, datant probablement de la même période, a subi des réparations aux XIXe et XXe siècles.
Le pilier et son chapiteau à crochets, découvert lors de travaux en 1975, n’a pas révélé son origine.
Les fonts baptismaux en pierre calcaire présentent une particularité unique : deux cuves ovales.
Un blason est sculpté sur la grande cuve avec des figures d’animaux et d’arbres.Une hypothèse est proposée, ce pourrait être le blason de la famille du Fay et Canteleu.
Les fonts baptismaux sont classés au titre des monuments historiques par un arrêté du 06 avril 1960.
La cloche Marie
Un document datant de 1659 fait mention de deux cloches dont la plus grosse doit être refondue : « bien et fidèlement, selon son art, faire et fondre bien et deuement au dire d’experts la grosse cloche dudict Maurepas, de présent cassée, icelle rendre consonante et accordante avec l’autre cloche qui est dans le clocher de ladite église… »
Ce travail doit être effectué par Florent Le Gay, maître fondeur à Paris, à qui on doit les cloches de l’église du Val de Grâce, du lycée Henri IV, de la Sorbonne, et le bourdon Emmanuel de Notre Dame de Paris.
Cette cloche prénommée Marie, a eu Marie de Rohan duchesse de Chevreuse pour marraine.
Descendue en 1793, la seconde cloche n’a pas été retrouvée ; a-t-elle été fondue ?
La cloche Marie est classée au titre des monuments historiques par l’arrêté du 26 septembre 2011
Réf. AD121 J67 fond Morize
MOBILIER
Deux grandes familles, les CHEVREUSE aux XVIème et XVIIème siècles puis les PHELYPEAUX depuis la fin du XVIIème au XVIIIème, offrent à l’église de nombreux objets mobiliers.
La famille PHÉLYPEAUX offre un ensemble mobilier en chêne finement sculpté comportant un banc d’œuvre, un retable constitué du maître autel avec son tabernacle, un tableau de la Transfiguration de C. GUESDON daté de 1782 et d’une Colombe figurant le Saint Esprit.
A la suite du concile Vatican II qui souhaite le dépouillement des églises, les boiseries du XVIIIème et XIXème sont remplacées en 1975 par un crépi.
On remarque, de chaque côté de la nef et dans le chœur, des vitraux du XIX -ème siècle.
Saint Nicolas : évêque fin III siècle est le Saint patron de divers pays il est fêté le 6 décembre
Saint Louis : roi de France sous le nom de Louis IX dit Saint Louis (1214-1270) fils de Blanche de Castille et de Louis VIII
Il décède à Tunis en 1270 lors de la 8ème croisade. Louis IX est canonisé le 11 août 1297 par le Pape Boniface VIII.
Sainte Marie-Madeleine : fidèle disciple du Christ. Elle est vénérée à la Sainte Beaume et à Vézelay
Saint Roch : pèlerin et thaumaturge français(né environs vers 1350 et mort vers 1379)
Il est patron des pèlerins. Sa popularité immédiate après sa mort a conduit à sa canonisation officielle en 1629 par le pape Urbain VIII.
Suite à la rénovation de l’église (1973-1975), sont installés des vitraux dessinés par Solange LECARON, artiste peintre du village, et réalisés par le maître verrier Jacques LOIRE de Lèves, près de Chartres.
L’annonciation La vierge à l’Enfant le baptême du Christ
Par la loi de séparation de l’Eglise et l’Etat du 9 décembre 1905, le château et l’église voient leurs destins dissociés. Le château reste propriété privée, et l’église devient propriété de la commune.
Références :Le Pouillé du diocèse de Chartres, par Nicolas DOUBLET, Chartres 1738.
Mme Marie José MICHEL « Maurepas Hier et Aujourd’hui », Edouard STEPHAN historien, Georges BARBIER,
Archives départementales des Yvelines,AD78 E 6679)
« Société Historique et Archéologique de Rambouillet et de l’Yveline » (SHARY)
Découvrez l’église Saint Sauveur et le patrimoine dans cette première vidéo en cliquant ICI et ses héritages par cette deuxième vidéo en cliquant ICI (vidéos issues de TV78)
Cyclo Rando 2026 C’est parti pour la vente des brioches au profit des enfants hospitalisés dans service pédiatrique à MignotUne gourmandise = Dons le stand est dans l’allée centrale du magasin Auchan Pariwest MERCI 🤩 ...
C’est parti pour l’opération VENTE DE BRIOCHES dans Auchan, 1ere partie de l’évènement cyclorando, au profit du service pédiatrique de l’hôpital Mignot. N’hésitez pas … des bénévoles de notre association, du CTM et du personnel de l’hôpital Mignot sont sur place avec des roulements afin de vous accueillir et répondre à vos questions si besoins. On compte sur vous !!😁 ...
Demain gourmandise = DONS Ce SAMEDI 3 OCTOBRE.Pour chaque brioche vendue, une partie sera reversée au montant total, au PROFIT du SERVICE PÉDIATRIQUE de l’hôpital Mignot, à l’occasion du 7ème CYCLO ET RANDO, le 18 octobre prochain.Notre association, avec le Cyclotourisme de Maurepas (CTM), en partenariat avec Auchan, comptons sur vous pour contribuer à ce que les séjours des enfants hospitalisés, avec souvent des pathologies lourdes, soient plus confortables et paisibles. Des bénévoles des 2 associations seront présents samedi prochain lors de cette vente…Au plaisir de vous y retrouver !!… ...
Église Saint Sauveur
L’église Saint-Sauveur est l’un des 2 lieux de culte de Maurepas
ORIGINES :
Le pouillé (registre) du diocèse de Chartres transcrit fin du XIIIème siècle mentionne la paroisse de Maurepas.Celle-ci est restée attachée à ce diocèse jusqu’à la révolution.La chapelle était placée sous le patronage de Notre-Dame et de Saint-Sauveur. Comme les églises des villages environnants, Pontchartrain, Neauphle-le-Château, Villiers-Saint-Frédéric, Saint-Rémy-l’Honoré, elle est implantée à flanc de coteau surplombant la plaine de Neauphle.
L’église Saint-Sauveur fait partie du site remarquable constitué, entre autres, par le donjon, la ferme du 17ème siècle son vallon et ses quatre châtaigniers pluri centenaires.
SITUATION :
Cadastre dit napoléonien 1819
Elle fait partie du site remarquable constitué, entre autres, du donjon, de la ferme du XVIIème, du vallon et des quatre châtaigniers pluri centenaires.
Située dans la basse-cour, à côté de l’arcature de l’entrée, l’église est la chapelle castrale, et non la chapelle privée seigneuriale. Elle fait partie intégrante de l’ensemble féodal.
BATI ET HISTOIRE :
Edifiée au XIIIème, l’église a subi de nombreuses démolitions et reconstructions au cours des siècles notamment pendant la guerre de Cent Ans.
Il reste quelques vestiges datant du Moyen-Âge. Cette église garde son aspect roman avec des contreforts dissymétriques. Dans le chœur, nous avons en particulier deux baies romanes.Les travées 2 à 5 sont voutées d’ogives.
La nef a été certainement reconstruite après la guerre de Cent Ans.
La travée 4 s’ouvre sur une chapelle construite en 1725 pour abriter les fonts baptismaux.
La façade, oblique par rapport à la nef, suit le chemin d’accès.
Au cours du XVIIIe siècle l’entrée de la façade occidentale est supprimée,une trace est visible autour du vitrail.
Deux entrées au nord et au sud la remplacent et des extensions y seront ajoutées ; au nord l’une d’elle accueillera les fonts baptismaux faisant disparaitre l’entrée et l’autre au sud un appentis qui sera le caquetoire.
Une charpente en bois remplace un voûtement en pierre vers le XVIIIe siècle
Le clocher, datant probablement de la même période, a subi des réparations aux XIXe et XXe siècles.
Le pilier et son chapiteau à crochets, découvert lors de travaux en 1975, n’a pas révélé son origine.
Les fonts baptismaux en pierre calcaire présentent une particularité unique : deux cuves ovales.
Un blason est sculpté sur la grande cuve avec des figures d’animaux et d’arbres.Une hypothèse est proposée, ce pourrait être le blason de la famille du Fay et Canteleu.
Les fonts baptismaux sont classés au titre des monuments historiques par un arrêté du 06 avril 1960.
La cloche Marie
Un document datant de 1659 fait mention de deux cloches dont la plus grosse doit être refondue : « bien et fidèlement, selon son art, faire et fondre bien et deuement au dire d’experts la grosse cloche dudict Maurepas, de présent cassée, icelle rendre consonante et accordante avec l’autre cloche qui est dans le clocher de ladite église… »
Ce travail doit être effectué par Florent Le Gay, maître fondeur à Paris, à qui on doit les cloches de l’église du Val de Grâce, du lycée Henri IV, de la Sorbonne, et le bourdon Emmanuel de Notre Dame de Paris.
Cette cloche prénommée Marie, a eu Marie de Rohan duchesse de Chevreuse pour marraine.
Descendue en 1793, la seconde cloche n’a pas été retrouvée ; a-t-elle été fondue ?
La cloche Marie est classée au titre des monuments historiques par l’arrêté du 26 septembre 2011
Réf. AD121 J67 fond Morize
MOBILIER
Deux grandes familles, les CHEVREUSE aux XVIème et XVIIème siècles puis les PHELYPEAUX depuis la fin du XVIIème au XVIIIème, offrent à l’église de nombreux objets mobiliers.
La famille PHÉLYPEAUX offre un ensemble mobilier en chêne finement sculpté comportant un banc d’œuvre, un retable constitué du maître autel avec son tabernacle, un tableau de la Transfiguration de C. GUESDON daté de 1782 et d’une Colombe figurant le Saint Esprit.
A la suite du concile Vatican II qui souhaite le dépouillement des églises, les boiseries du XVIIIème et XIXème sont remplacées en 1975 par un crépi.
On remarque, de chaque côté de la nef et dans le chœur, des vitraux du XIX -ème siècle.
Saint Nicolas : évêque fin III siècle est le Saint patron de divers pays il est fêté le 6 décembre
Saint Louis : roi de France sous le nom de Louis IX dit Saint Louis (1214-1270) fils de Blanche de Castille et de Louis VIII
Il décède à Tunis en 1270 lors de la 8ème croisade. Louis IX est canonisé le 11 août 1297 par le Pape Boniface VIII.
Sainte Marie-Madeleine : fidèle disciple du Christ. Elle est vénérée à la Sainte Beaume et à Vézelay
Saint Roch : pèlerin et thaumaturge français (né environs vers 1350 et mort vers 1379)
Il est patron des pèlerins. Sa popularité immédiate après sa mort a conduit à sa canonisation officielle en 1629 par le pape Urbain VIII.
Suite à la rénovation de l’église (1973-1975), sont installés des vitraux dessinés par Solange LECARON, artiste peintre du village, et réalisés par le maître verrier Jacques LOIRE de Lèves, près de Chartres.
L’annonciation La vierge à l’Enfant le baptême du Christ
Par la loi de séparation de l’Eglise et l’Etat du 9 décembre 1905, le château et l’église voient leurs destins dissociés. Le château reste propriété privée, et l’église devient propriété de la commune.
Références :Le Pouillé du diocèse de Chartres, par Nicolas DOUBLET, Chartres 1738.
Mme Marie José MICHEL « Maurepas Hier et Aujourd’hui », Edouard STEPHAN historien, Georges BARBIER,
Archives départementales des Yvelines, AD78 E 6679)
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